“Soul” mais pas très “Renaissance” pour Allen Hoist

allen_hoist-.jpg Entre Harlem et Paris, Allen Hoist voyage tout comme son art le fait entre tradition et modernité, sans complexe. Il faut dire que les complexes, lorsqu’on est un musicien de formation jazz, il y a peu de raisons d’en développer. Sauter de la soul à la house, du funk au broken beat devient alors un jeu d’enfant dans un parc immense qu’est la musique.

Allen Hoist – Inner City Blues (4 Hero Version)

Le label Soulab l’a d’ailleurs bien compris, rien que pour avoir invité Mr Hoist à produire en leur pavillon l’album “Soul Renaissance”. Soul, je comprends. Renaissance, moins. Entre les reprises, les redites, le manque d’originalité général, on assiste d’avantage à l’hommage aux années 90 qu’à une incarnation d’un quelconque renouveau. Ce jusque toucher le fond avec le titre ‘Summertime’ qui emprunte la rythmique la plus horrible que la black music ait pu enfanter, le new jack swing. Dans ce retour vers le passé, le seul plaisir se trouve à la troisième plage, avec ‘Filthy Mc Nasty’. Bien entendu que le morceau suivant (‘With Love’) est bon, mais déjà présent sur la compilation Soul’s Back. Pourtant prometteur, incontestablement talentueux, Allen Hoist doit tirer la sonnette d’alarme, plus jamais ça. A nous également de se questionner à savoir si le broken beat n’est pas mort avec les années 00.

Note de danYdan : Pour tous les amateurs de broken beat, si tenté qu’il en reste encore, je ne peux que vous recommander chaudement la nouvelle monture du duo Dego et Kaidi sous le pseudo de Silhouette Brown : Two LP

Sebb

Premier émoi musical pour Sebb devant un mange disque avec les 45T ‘Radioactivity’ de Kraftwerk et ‘Pop Corn’ de Hot Butter. Le classique, Bob Marley ou Radio Nova ont également bercés son enfance jusqu’à la découverte du hip hop via Public Enemy ‘Fear Of A Black Planet’, LL Cool J ‘Walking With A Panther’, les k7 des fameux Deenastyle, l’émission mythique Rapline, etc… Culture urbaine majeure dans les 90’s, celle-ci semble être celle qui lui convient, au point de tenter la rime puis la danse très sommairement. C’est en 1996, âge d’or du rap, que Sebastien assimile le fonctionnement de cette musique qui puise ses larges sources dans un carrefour des cultures où se croisent jazz, soul, funk, électro ou bandes originales de film.

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