Qwel and Meaty Ogre : Freezer Burner

Amateur de bon son, ouvrez les oreilles car est arrivé une tuerie qui va clore cette année en beauté. « Freezer Burner », orchestré exclusivement par Meaty Ogre et interprété par Qwel, est un album au goût unique et exquis qui se place au sommet de ce que l’underground puisse nous offrir. Nos deux serviteurs nous livrent ici la bande originale de notre hiver avec seize titres nous happant dans ces longs draps sonores qui nous protègent de la saison froide.

Amateur de bon son, ouvrez les oreilles car est arrivé une tuerie qui va clore cette année en beauté. « Freezer Burner », orchestré exclusivement par Meaty Ogre et interprété par Qwel, est un album au goût unique et exquis qui se place au sommet de ce que l’underground puisse nous offrir. Nos deux serviteurs nous livrent ici la bande originale de notre hiver avec seize titres nous happant dans ces longs draps sonores qui nous protègent de la saison froide. C’est donc une wintro en guise d’intro qui lance la machine par une instru sortie droit de l’usine, froide et métallique tout comme la plage suivante, “ID Glue”, une complainte au breakbeat trés marqué. Puis l’atmosphère se réchauffe le temps de “I Forgive’Em” et du succulent “Read Writer”, les bpm ralentissent fortement sur “Saved”, ” Fallen Rome” et “Cyclops” sans jamais atténuer les qualités du mc de Chicago. Arrivent “Machinegun Monkeys” qui nous entraine dans une danse “chaman” grâce au sample et au rythme lancinants, “Cabin Fever”, morceaux qui doit absolument être écouté tellement il est une réussite à tous niveaux, “High Title”, track nerveux, ainsi que les plutôt calmes “Don Quixote”, “The Fourth Reich of the Rich”, “Elijah the Prophet”, “Practice for Hope” et “Asceticism” qui baisse le rideau sur une oeuvre à la cadence souvent lente mais jamais ennuyante. A titre personnel, je classe cet album comme un des meilleurs projets hip hop 2006 et comme un futur classique. Incontournable.

Sebb

Premier émoi musical pour Sebb devant un mange disque avec les 45T ‘Radioactivity’ de Kraftwerk et ‘Pop Corn’ de Hot Butter. Le classique, Bob Marley ou Radio Nova ont également bercés son enfance jusqu’à la découverte du hip hop via Public Enemy ‘Fear Of A Black Planet’, LL Cool J ‘Walking With A Panther’, les k7 des fameux Deenastyle, l’émission mythique Rapline, etc… Culture urbaine majeure dans les 90’s, celle-ci semble être celle qui lui convient, au point de tenter la rime puis la danse très sommairement. C’est en 1996, âge d’or du rap, que Sebastien assimile le fonctionnement de cette musique qui puise ses larges sources dans un carrefour des cultures où se croisent jazz, soul, funk, électro ou bandes originales de film.

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