DJ Troubl’ : Antihero

antihero-2.jpg On sait que la south side a envahi le rap game depuis quelques années, éclipsant New York et Los Angeles du décor, amincissant encore un peu plus la frontière hip hop/électro, convertissant au passage même Busta Rhymes dans sa recherche du hit.

AntiHero “Frais”

(…) uniformisée mais encore assez curieuse pour dépasser les standards dictés par une certaine radio, Sky Rock pour ne pas la nommer (…)

antihero-1.jpg Logiquement la tendance a atteint le sol français, principalement à coup d’auto tunes, et a enfanté un tas de pseudo Lil Wayne avec un succès avéré mais un résultat parfois douteux. Si des gens comme TTC ou Booba (oui vous avez bien lu) ont su s’emparer de la mode pour en extraire une sève créatrice, d’autres comme La Fouine n’auront que nourrit les téléphones portables des kids d’encore plus de sonorités gerbantes. Mais c’est bien dans la première famille que le groupe Antihero s’aligne. Avec tout ce qu’il faut de machisme, de bling bling, de gore chic, de punchline choc pour en faire la nouvelle coqueluche d’une jeunesse lobotomisée, voir uniformisée mais encore assez curieuse pour dépasser les standards dictés par une certaine radio, Sky Rock pour ne pas la nommer.

Et si le champion du monde DJ Troubl y mouille ses platines, que Grems y signe la pochette, il y a de grandes chances que ce soit pour la future sensation du milieu. S’agit-il d’un album ? Peut être pas. Une tape serait plutôt le terme adéquat pour retranscrire l’objet sonore qui vous est présenté ici, en même temps que les mc’s Johnny Bang Bang, Machinist & MC Excellent. Il ne reste qu’à nos trois rappeurs de leur souhaiter que je ne sais quelle chienne de garde tombe sur leurs paroles afin de déboucher sur une polémique digne de leurs talents très contemporains. Pour les plus pressés, le clip du morceau ‘Frais’ est dispo sur la toile, en fidèle empereur.

Sebb

Premier émoi musical pour Sebb devant un mange disque avec les 45T ‘Radioactivity’ de Kraftwerk et ‘Pop Corn’ de Hot Butter. Le classique, Bob Marley ou Radio Nova ont également bercés son enfance jusqu’à la découverte du hip hop via Public Enemy ‘Fear Of A Black Planet’, LL Cool J ‘Walking With A Panther’, les k7 des fameux Deenastyle, l’émission mythique Rapline, etc… Culture urbaine majeure dans les 90’s, celle-ci semble être celle qui lui convient, au point de tenter la rime puis la danse très sommairement. C’est en 1996, âge d’or du rap, que Sebastien assimile le fonctionnement de cette musique qui puise ses larges sources dans un carrefour des cultures où se croisent jazz, soul, funk, électro ou bandes originales de film.

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