Sabac Red : The Collabo Collection Vol. 2

Sabac Red, (ex) Non Phixion !! Le mc ne cesse de le répéter, au cas où certains s’interrogeraient sur l’identité du petit mc roux qui se cache derrière de grandes revendications rouges. C’est donc lui, le mec cagoulé qui prédisait la Sabacolypse sur son premier solo. Finalement, rien n’aura eu lieu. Et le petit Sabac de reprendre le chemin depuis le début, en cultivant le buzz par le moyen de Street Tape. « The Collabo Collection vol.2 », comme son nom l’indique, convie différents artistes autour du maitre de cérémonie. Pour les invités au micro, se succèdent le frère d’arme Ill Bill, Vinnie Paz de Jedi Mind Tricks, Q-Unique, Slaine, Jus Allah ainsi que Dony S, un rappeur Français qui rallie Paris nord à East N.Y sur un ‘Rien d’Simple’ peu convaincant. Pour les convives aux manettes, les Blue Sky Black Death signent six titres, apportant à cette tape un univers sonore qui leur est si particulier et confirmant tout le bien qui se dit autour d’eux grâce à ‘Darkness Deepens’, ‘Anywhere’ puis ‘It Ain’t Safe no More’. Notre b-boy s’offre aussi le luxe de poser un couplet sur une prod de 9th Wonder avec ‘The Nine’, un titre enregistré juste après un show radio. D’autres titres émergent du lot dont ‘If I Could’ et son instru digne du Queens des 90’s, ‘I Speak’, ‘The Onslaught’ ou ‘Questions Need Answers’. Même si le nom de Sabac Red ne se prononce que dans les sphères underground, « The Collabo Collection » est calibré pour passé dans des oreilles élevées au Mobb Deep et autres références New Yorkaises. Et ils auraient tort de s’en priver.

Sebb

Premier émoi musical pour Sebb devant un mange disque avec les 45T ‘Radioactivity’ de Kraftwerk et ‘Pop Corn’ de Hot Butter. Le classique, Bob Marley ou Radio Nova ont également bercés son enfance jusqu’à la découverte du hip hop via Public Enemy ‘Fear Of A Black Planet’, LL Cool J ‘Walking With A Panther’, les k7 des fameux Deenastyle, l’émission mythique Rapline, etc… Culture urbaine majeure dans les 90’s, celle-ci semble être celle qui lui convient, au point de tenter la rime puis la danse très sommairement. C’est en 1996, âge d’or du rap, que Sebastien assimile le fonctionnement de cette musique qui puise ses larges sources dans un carrefour des cultures où se croisent jazz, soul, funk, électro ou bandes originales de film.

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