Wiley : Playtime Is Over

Le hip hop Anglais à une réelle identité, construite sur ses propres racines et dans la continuité de son histoire. En fleurissent des fruits divers et variés comme le grime, une déclinaison du rap qui se réclame héritière de la musique électronique made in U.K. Et si Dizzee Rascal en est le représentant le plus connu, son compère Wiley se veut reconnu. Mc et producteur, fondateur du crew Roll Deep (révélant Dizzee Rascal au passage), activiste de l’ombre sur la scène garage Londonienne, Wiley nous livre un ultime album qui annonce sa retraite au micro, « Playtime Is Over » (Big Dada). Dépouillé, oppressant, nourri au son des machines et aux bpm hyperactifs, voici un album dont il serait dommage de se priver. Si le titre d’ouverture (‘50/50’) est beaucoup trop faible pour résumer l’album, le synthétique ‘Bow E3’ en est un bon suppléant. Il y a de l’électricité dans l’air. Il y a aussi une horde d’instruments mutants, parcourant les ondes, s’emballant sur ‘Baby Girl’, épouvantant ‘Johnny Was a Bad Boy’ avant d’enflammer le clinquant ‘Come Lay With Me’. La Dancehall s’invite aussi, habillée de métal, via ‘No Qualms’ et prend même le pouvoir le temps de ‘Eski Boy’. Et il y a l’Eskiboy en question, un mc au flow complexe qui, pour bien nous signifier sa fin de carrière, fait silence sur ‘Where’s Wiley’, un track caché qui démontre simplement et clairement ses talents à la prod.

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