El-P : I’ll Sleep when you’re Dead

Apres la bombe « Fantastic Damage » que nous avait offert El-P en 2002, le hip hop US recevait une grande claque dans la casquette.

EL-P – Flyentology

el-p.jpg Une grande claque comparable à celle qu’avait pu donner des albums comme « It takes a nation of million to hold us back » de Public Enemy ou « Enter the 36 Chambers » du Wu à une autre époque et à une autre mesure. C’est donc avec une impatience certaine que la suite des aventures de l’ex Company Flow était attendue, d’autant que les premières infos laissaient entrevoir le meilleur puisque, dixit El-P, nous avons affaire à un album principalement composé la nuit, qui se veut de traduire l’atmosphère actuel d’un New York en déclin et qui se nomme « I’ll Sleep when you’re Dead » !!

(…) « I’ll Sleep when you’re Dead » d’El Producto s’inscrit directement dans les classiques de cette année 2007, tous styles confondus (…)

Mais rassurez vous, le boss du label Def Jux ne nous veut que du bien. Preuve en est cet opus qui de la première à la dernière note, nous embarque dans l’esprit du génial rappeur-producteur qui, fort de ses multiples expériences dans le domaine jazz, rock ou même pop, sait sublimer cette musique frileuse que peut être parfois le rap. Si des titres comme ‘Smithereens’ ou ‘Flyentologie’ s’inscrivent dans la lignée du susnommé « Fan Dam », d’autres comme ‘EMG’, ‘Habeas Corpses’, ‘The Overly Dramatic Truth’ ou ‘Poisenville Kids no Wins / Reprise’ se révèlent plus épurés pour les uns et plus mélodiques pour les autres.
Des participations assurées par quelques artistes maison (Aesop Rock, Cage, Murs, Hangar 18, Camu Tao ou Rob Sonic) et par des personnalités aussi diverses que Mars Volta, TV on the Radio, Chan Marshall (Cat Power), Darryl Palumbo (Glassjaw), James McNew (Yo La Tengo), Mr Len, Slug ou Tame One. En définitif, « I’ll Sleep when you’re Dead » d’El Producto s’inscrit directement dans les classiques de cette année 2007, tous styles confondus.

Sebb

Premier émoi musical pour Sebb devant un mange disque avec les 45T ‘Radioactivity’ de Kraftwerk et ‘Pop Corn’ de Hot Butter. Le classique, Bob Marley ou Radio Nova ont également bercés son enfance jusqu’à la découverte du hip hop via Public Enemy ‘Fear Of A Black Planet’, LL Cool J ‘Walking With A Panther’, les k7 des fameux Deenastyle, l’émission mythique Rapline, etc… Culture urbaine majeure dans les 90’s, celle-ci semble être celle qui lui convient, au point de tenter la rime puis la danse très sommairement. C’est en 1996, âge d’or du rap, que Sebastien assimile le fonctionnement de cette musique qui puise ses larges sources dans un carrefour des cultures où se croisent jazz, soul, funk, électro ou bandes originales de film.

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